Les surdités de transmission sont remédiées par des appareils auditifs amplifiant les sons. Les surdités de perception quant à elles peuvent être soignées grâce à une opération réparatrice ou aux techniques d’implantation.
Il existe différents types d’implants selon le dysfonctionnement et le degré de surdité tels que :
· l’implant cochléaire,
· l’implant d’oreille moyenne,
L’implant cochléaire
L’implant cochléaire est un dispositif médical utile à des personnes atteintes de surdité sévère à profonde montrant de grandes difficultés à comprendre la parole même avec l’aide de prothèses auditives.
Ce dispositif stimule la cochlée par l’intermédiaire d’électrodes. Il est divisé en deux parties :
· l’unité électronique implantée dans le rocher de l’oreille
· le processeur vocal externe (miniaturisé et porté discrètement).
(1) Les sons sont captés par un microphone et transformés en signaux électriques.
(2) Ce signal est traité par un processeur vocal qui le converti en impulsions électriques selon un codage spécifique.
(3) Ces impulsions sont envoyées à une antenne qui les transmet au récepteur au moyen d’ondes radio.
(4) Le récepteur est implanté à travers la peau et produit une série d’impulsions électriques.
(5) Ces impulsions sont renvoyées vers les électrodes placées dans la cochlée. Au contact de l’électrode, les fibres nerveuses de la cochlée sont stimulées sans solliciter les cellules ciliées endommagées.
(6) Le nerf auditif, stimulé, envoie des impulsions électriques jusqu’au cerveau où elles sont interprétées comme des sons.
Le processeur vocal est généralement un contour d’oreille semblable à celui d’une prothèse auditive, mais il est relié à l’antenne placée sur la peau, au niveau de la partie implantée. Avec des cheveux longs, celle-ci est invisible. La partie implantée ne se voit pas.
L’implant cochléaire s’avère être une avancée technologique pouvant améliorer le quotidien des malentendants, mais il n’est cependant pas capable d’effectuer le même travail qu’une oreille, comme en témoigne Gérard, 74 ans :
« Si l'implant cochléaire est une avancée formidable pour le sourd que je suis, il ne remplace pas l'oreille naturelle. Selon l'ambiance (intérieur/extérieur) les bruits environnants et les fréquences de sons (voix claires ou graves) la compréhension est plus ou moins bonne, voire nulle.
Prenons un exemple, je suis à la caisse d'un supermarché. Beaucoup de bruit environnant, une gentille caissière avec une voix feutrée m'annonce le montant de mes achats. Malgré une répétition, rien à faire....Dix fois, vingt fois par jour j'avise mes interlocuteurs de mon handicap.
Autre exemple, je ne peux plus téléphoner, très ennuyeux en ces temps où la communication téléphonique est omniprésente. »
26 janvier 2014
L’implant d'oreille moyenne
Celui-ci agit dans l’oreille moyenne en recréant et en amplifiant le mouvement habituel des structures vibratoires de l’oreille. Il est placé directement sur la chaîne ossiculaire.
Il convient aux personnes atteintes de surdité de perception moyenne à sévère. Cet implant est le dernier arrivé sur le marché des implants auditifs, il est encore en cours de développement. Le modèle le plus au point est la vibrant soundbridge.
Cet implant a, tout comme l'implant cochléaire, l'avantage de rester relativement discret et de se dissimuler facilement sous la chevelure.
Contrairement aux aides auditives qui ne font qu'amplifier les sons, le Vibrant Soundbridge convertit les sons environnementaux en vibrations mécaniques.
Il se compose de deux parties :
- Un prothèse ossiculaire vibratoire comportant un recepteur interne, une liaison conductrice et un "floating mass transducer" qui correspond à la partie implantée et qui reproduit le mouvement des structures vibratoires de l'oreille.
- Un audio processeur externe, placé sur l'os de la tête, situé derrière l'oreille et maintenu grâce à un aimant.